De la loi LOM au reporting CSRD, les entreprises font face à des obligations croissantes en matière de mobilité durable. Le vélo d'entreprise n'est plus un avantage accessoire : c'est un levier RSE mesurable, économiquement rationnel et attendu par vos salariés.
La Responsabilité Sociétale des Entreprises n'est plus un engagement volontaire : elle devient une obligation de reporting structurée, dont la mobilité des salariés est désormais un indicateur central.
La RSE désigne l'ensemble des pratiques par lesquelles une entreprise intègre, de façon volontaire au-delà du strict cadre légal, des préoccupations sociales, environnementales et de gouvernance dans ses activités et ses relations avec ses parties prenantes. Elle s'articule autour de trois piliers : environnement, social et gouvernance (ESG).
Jusqu'ici, la RSE relevait largement de la démarche volontaire. La directive européenne CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) change la donne : à partir des exercices 2025 publiés en 2026, les grandes entreprises sont tenues de produire un reporting extra-financier normalisé, audité, et intégré au rapport de gestion. Ce cadre s'appuie sur les standards ESRS (European Sustainability Reporting Standards).
Parmi les données obligatoires : les émissions de gaz à effet de serre de scope 3, qui incluent explicitement les trajets domicile-travail des salariés. L'entreprise doit donc mesurer, documenter et piloter ces émissions — ce qui implique de connaître les modes de transport utilisés par ses collaborateurs.
Le vélo d'entreprise présente une qualité rare dans l'arsenal RSE : il est directement quantifiable. Chaque kilomètre parcouru à vélo en substitution d'un trajet en voiture produit un impact carbone chiffré, traçable, et imputable au scope 3. C'est précisément ce que demandent les auditeurs extra-financiers dans le cadre de la CSRD.
Au-delà du carbone, le vélo touche simultanément le pilier social (santé des salariés, qualité de vie au travail, accessibilité des mobilités) et le pilier environnemental (réduction des émissions, moindre pression sur les infrastructures routières). Cette double dimension en fait l'une des actions RSE les plus polyvalentes disponibles pour un employeur.
La directive européenne CSRD impose aux entreprises concernées un reporting structuré sur leurs émissions de scope 3, dont les trajets domicile-travail font explicitement partie. Les données de mobilité ne peuvent plus être des estimations vagues : elles doivent être documentées, méthodologiquement justifiées et vérifiées par un auditeur tiers.
Depuis la loi LOM de 2019, la mobilité domicile-travail n'est plus hors-champ réglementaire pour les employeurs. Les entreprises de plus de 100 salariés doivent formaliser une démarche structurée — et le vélo y joue un rôle central.
La loi d'Orientation des Mobilités (LOM), promulguée le 24 décembre 2019, constitue la réforme la plus significative de la politique de transport en France depuis la loi SRU de 2000. Elle fixe un objectif explicite : réduire la part de la voiture individuelle dans les déplacements quotidiens, en particulier domicile-travail, et développer les alternatives actives et décarbonées.
Sur le plan employeur, la LOM introduit deux obligations majeures qui concernent directement les politiques de mobilité des entreprises : le Plan de Mobilité Employeur (PDMe) et les possibilités d'aménagement du forfait mobilités durables. Elle incite également les collectivités à développer les infrastructures cyclables dans un rayon de pertinence pour les déplacements domicile-travail.
Le Plan de Mobilité Employeur est défini à l'article L. 1214-8-2 du Code des transports, tel que modifié par la LOM. Il remplace et élargit l'ancien Plan de Déplacements Entreprise (PDE), en le rendant obligatoire pour un périmètre plus large d'entreprises et en renforçant les obligations de contenu.
Le Plan de Mobilité Employeur (PDMe) est un document stratégique que toute entreprise de plus de 100 salariés sur un même site doit élaborer. Il repose sur un diagnostic des déplacements des collaborateurs (modes utilisés, distances, horaires, contraintes), suivi d'un plan d'actions concret pour réduire l'impact environnemental et améliorer la qualité de vie au travail.
Le PDMe doit être intégré aux négociations obligatoires sur l'égalité professionnelle et la qualité de vie au travail, et peut être adossé à la Négociation Annuelle Obligatoire (NAO). Il doit être mis à jour régulièrement et présenté aux représentants du personnel.
Toute entreprise de plus de 100 salariés sur un même site, conformément à la loi LOM. Le calcul s'effectue sur l'effectif du site, pas du groupe. Dans les zones couvertes par un Plan de Déplacements Urbains (PDU), l'obligation est renforcée et s'accompagne d'un calendrier de mise en œuvre.
Un diagnostic des déplacements domicile-travail et professionnels, une analyse des modes de transport accessibles, un plan d'actions chiffré avec objectifs et indicateurs de suivi, une feuille de route sur 3 à 5 ans. Les actions relatives aux mobilités actives — dont le vélo — constituent un volet incontournable.
L'absence de PDMe dans les entreprises concernées expose à des risques lors des contrôles de l'inspection du travail. Plus directement, un PDMe inexistant ou non documenté constitue un manquement dans le cadre du reporting CSRD et peut dégrader les scores ESG de l'entreprise auprès des agences de notation extra-financière.
Déployer une flotte de vélos d'entreprise constitue l'une des actions les plus simples à documenter dans un PDMe : faisabilité immédiate, coût maîtrisé, impact quantifiable en CO₂ évité. C'est aussi une action dont le retour sur investissement peut être démontré au DAF avec des données concrètes.
Dans l'élaboration d'un Plan de Mobilité Employeur, les équipes RSE doivent identifier des actions à la fois réalistes, rapides à déployer et documentables. Le leasing de vélos d'entreprise coche toutes ces cases : il peut être mis en place en quelques semaines, son impact est mesurable dès le premier mois (réduction du nombre de véhicules en stationnement, déclarations d'usage des salariés), et les données disponibles permettent de produire des indicateurs clairs pour le bilan carbone.
La mobilité active — définie comme tout déplacement utilisant l'effort physique comme source d'énergie principale, incluant la marche, le vélo et les engins de déplacement personnel — bénéficie d'une reconnaissance croissante dans les politiques publiques. La LOM en a fait un axe prioritaire, et les Plans Vélo successifs ont doté les employeurs d'un cadre incitatif stable. Pour une Direction RSE, c'est une opportunité à saisir dans le cadre de la prochaine mise à jour du PDMe.
Le vélo d'entreprise n'est pas seulement une décision RSE. C'est aussi une décision financière rationnelle, avec des postes de coûts identifiables et un retour sur investissement calculable.
En Île-de-France, maintenir une place de stationnement pour les salariés représente entre 3 000 et 6 000 € par place et par an. Ce coût intègre le foncier, les charges de maintenance, l'assurance et la gestion. Chaque passage au vélo libère une place — et réduit proportionnellement ce poste.
Une voiture de fonction revient en moyenne à 12 000–18 000 € par an (leasing, assurance, carburant ou recharge, entretien, taxes). Un vélo électrique de qualité en leasing représente une fraction de ce coût. Pour les trajets domicile-travail courts à moyens (moins de 15 km), la substitution partielle de la flotte auto par une flotte vélo génère des économies directes considérables.
Le retour sur investissement d'une flotte vélo se calcule en additionnant les économies de parking libéré, les moindres dépenses d'entretien par rapport aux véhicules thermiques, et la valorisation des heures de réunion ou de présentiel gagnées (moins d'absences liées aux congestions). Le modèle est structurellement favorable.
La mise à disposition de vélos d'entreprise bénéficie d'un traitement fiscal favorable : l'avantage en nature est exonéré dans certaines conditions, et les dépenses afférentes peuvent être déductibles du résultat imposable, générant un moindre coût fiscal pour l'entreprise. Ce mécanisme ne constitue pas une économie directe à la première ligne, mais améliore le coût net global du dispositif.
Les salariés qui se déplacent à vélo présentent en moyenne moins d'arrêts maladie liés aux pathologies sédentaires (troubles musculo-squelettiques, pathologies cardiovasculaires). Pour un DAF, la réduction de l'absentéisme est un gain mesurable qui vient compléter la justification économique d'une politique vélo.
Dans un contexte de tension sur les recrutements, les avantages perçus par les candidats jouent un rôle différenciant. 62 % des DRH considèrent la mobilité durable comme un critère RSE prioritaire dans leur offre employeur. Proposer un vélo d'entreprise améliore la perception de l'entreprise sans nécessiter de revalorisation salariale.
Pour une entreprise de 150 salariés dont 40 % réalisent des trajets domicile-travail inférieurs à 12 km, voici les ordres de grandeur à retenir pour construire un argumentaire DAF :
Le passage de la voiture au vélo pour les trajets domicile-travail est l'un des leviers les plus efficaces pour réduire les émissions de scope 3 d'une entreprise. Voici comment le quantifier avec rigueur.
Le bilan carbone d'une entreprise se structure en trois périmètres d'émissions, définis par le GHG Protocol et repris dans la méthodologie de l'ADEME :
Les trajets domicile-travail des salariés font partie du scope 3, catégorie 7 selon le GHG Protocol. Ils représentent souvent 20 à 40 % des émissions totales scope 3 d'une entreprise tertiaire — un poste qui ne peut donc pas être ignoré dans une stratégie de décarbonation sérieuse.
La directive CSRD, en rendant obligatoire le reporting scope 3 pour les grandes entreprises, place mécaniquement les mobilités domicile-travail dans le périmètre des données à collecter et à publier. Le vélo d'entreprise devient ainsi un outil de gestion carbone autant qu'un outil de bien-être salarié.
L'ADEME publie et maintient la Base Carbone, le référentiel officiel des facteurs d'émission utilisés en France pour les bilans GES. Pour les déplacements, les facteurs clés sont :
Ainsi, un trajet de 10 km en voiture génère environ 2,5 kg de CO₂ équivalent. Le même trajet à vélo en émet environ 0,05 à 0,1 kg, soit une réduction de plus de 95 %. Sur 220 jours ouvrés et pour un salarié effectuant 10 km aller-retour quotidiennement, l'économie annuelle atteint plus d'une tonne de CO₂ équivalent par salarié converti au vélo.
CO₂ équivalent par trajet de 10 km (Base Carbone ADEME)
CO₂ équivalent par trajet de 10 km (5–10 g selon le modèle)
Pour alimenter votre bilan GES scope 3 avec des données fiables sur les mobilités, la démarche recommandée par l'ADEME comprend plusieurs étapes successives :
Bike2Mobility accompagne ses clients dans la production de ces indicateurs : les données d'usage de la flotte (kilométrage, fréquence d'utilisation) constituent une base solide pour documenter l'impact réel et défendre les chiffres auprès des commissaires aux comptes.
Déployer une flotte de vélos d'entreprise n'est pas une décision isolée : c'est un projet qui engage les ressources humaines, la direction financière et la RSE. Bike2Mobility structure cet accompagnement de bout en bout.
Bike2Mobility est un opérateur spécialisé dans le déploiement de flottes de vélos à destination des entreprises. Avec 120 clients actifs, nous avons développé une expertise opérationnelle sur l'ensemble du cycle de vie d'une politique vélo : sélection des modèles, contractualisation du leasing, logistique de livraison, maintenance et suivi des usages.
Notre approche est conçue pour répondre aux besoins simultanés de trois interlocuteurs : la Direction RSE qui cherche des actions mesurables, le DRH qui veut un avantage attractif et inclusif, et le DAF qui exige un modèle économique justifiable. Ces trois dimensions sont intégrées dans chaque démarche.
Bike2Mobility propose des solutions de leasing de vélos électriques en marque blanche pour les entreprises, avec des modèles adaptés à des usages quotidiens intensifs. Notre référence phare, le O2Feel iVog City, est disponible à partir de 79 € HT/mois. Autonomie longue distance, assist électrique performant, cadre robuste : un choix cohérent pour des collaborateurs qui l'utilisent comme mode de transport principal.
Le contrat de leasing inclut la maintenance préventive et curative, ce qui supprime les aléas opérationnels pour l'entreprise et garantit la disponibilité de la flotte — un critère souvent décisif pour l'adhésion des salariés au dispositif.
Nos équipes accompagnent Direction RSE, DRH et DAF dans la mise en place d'une flotte vélo adaptée à la réalité de vos sites et de vos collaborateurs.
Les questions que se posent les Directions RSE, DRH et DAF avant de structurer une politique de mobilité active.
Oui. La directive CSRD, applicable aux grandes entreprises à partir des exercices 2025 publiés en 2026, impose un reporting extra-financier détaillé et audité. Les émissions liées aux trajets domicile-travail des salariés font partie du scope 3 du bilan carbone (catégorie 7 selon le GHG Protocol). Déployer une flotte de vélos d'entreprise permet de quantifier concrètement les tonnes de CO₂ évitées et d'en rendre compte dans le rapport de durabilité, en s'appuyant sur la méthodologie de l'ADEME et les standards ESRS E1.
Le Plan de Mobilité Employeur (PDMe) est une obligation légale issue de la loi LOM pour les entreprises de plus de 100 salariés sur un même site. Il s'agit d'un document stratégique qui analyse les déplacements des salariés et définit des actions pour les optimiser. Le forfait mobilités durables (FMD) est un dispositif de prise en charge volontaire par l'employeur des frais de déplacement à vélo, dans la limite d'un plafond annuel légal. Ces deux dispositifs sont complémentaires mais distincts : le PDMe relève de l'obligation légale, le FMD d'une incitation individuelle. Notez que le FMD est un dispositif alternatif au vélo de fonction — il n'est pas cumulable avec ce dernier.
En Île-de-France, le coût annuel d'une place de stationnement pour les entreprises est estimé entre 3 000 et 6 000 € par place et par an, selon la localisation (zones denses vs périphérie), le type de stationnement (souterrain, en surface) et les charges associées. Ce coût intègre l'amortissement du foncier, les charges de maintenance et la gestion opérationnelle. Chaque salarié qui adopte le vélo comme mode de transport principal libère une place et réduit mécaniquement ce poste de dépense dans le budget de l'entreprise.
Selon les facteurs d'émission de l'ADEME (Base Carbone), un trajet en voiture thermique de 10 kilomètres génère environ 2,5 kg de CO₂ équivalent. Le même trajet à vélo, y compris à vélo électrique, émet entre 5 et 10 g de CO₂ équivalent — soit une réduction supérieure à 99 %. Sur l'ensemble d'une flotte de salariés, l'impact agrégé peut représenter plusieurs dizaines, voire centaines de tonnes d'émissions évitées par an, directement imputables au scope 3 du bilan carbone de l'entreprise et valorisables dans le cadre du reporting CSRD.
Bike2Mobility est spécialisé dans le déploiement de flottes de vélos à destination des employeurs. Nos équipes accompagnent les Directions RSE, les DRH et les DAF dans la structuration d'une politique de mobilité active : sélection des modèles adaptés (dont le O2Feel iVog City à partir de 79 € HT/mois), mise en place logistique, suivi des usages et production d'indicateurs quantifiés pour alimenter le reporting RSE et le Plan de Mobilité Employeur. Contactez notre équipe à contact@bike2m.com pour un diagnostic personnalisé.
Le vélo d'entreprise s'intègre dans une stratégie globale : explorez les thèmes complémentaires pour construire un argumentaire solide auprès de toutes vos directions.
Nos équipes accompagnent plus de 120 entreprises dans le déploiement d'une flotte vélo alignée avec leurs objectifs CSRD, leur Plan de Mobilité Employeur et leurs budgets. Contactez-nous pour un diagnostic personnalisé.